…Une démocratie dépend toujours du fait que les citoyens se sentent bien intégrés, que les petits NOUS des familles soient bien unis et s’entendent comme une partie intégrale du grand NOUS et que la confiance à l’égard d’une seule personne se transforme en une confiance générale à l’égard de tous ses semblables. Mais cela suppose l’existence des lieux de rencontres que nous devons créer. Les rencontres représentent la seule possibilité de vaincre les stéréotypes et la stigmatisation dont souffrent de plus en plus nos sociétés….(J.Allmendinger, sociologue)

 

L’idée initiale
d’un vaste “lieu publique” (#Tiers-Lieu) de rencontre et de réflexion est née en 2008 avec la découverte de la “Récupération Générale”, un bâtiment industriel des années 50 près de la gare SNCF et tristement délaissé depuis vingt ans. Pour lfinancement d’un tel projet ambitieux était prévu un partenariat entre la ville, un investisseur privé, des dons et différentes subventions (département, région, Union Européenne).  

  La beauté de cet immeuble réveillait instantanément des vieux rêves d’un espace “branché” hors commun, d’une “fabrique d’idées”, d’un lieu ouvert en permanence pour y manger et boire peu cher, se réunir et se rencontrer sans contraintes, se reposer, de passer son temps en lisant, jouant, travaillant, écoutant et faisant de la musique, un lieu de discussion et d’apprentissage – bref, un lieu citadin, ouvert à tous sans exception, un melting-pot de différentes cultures, une place publique, un carrefour de la vie quotidienne – un lieu que nous n’avons pas à Poitiers et qui manque cruellement à cette jolie ville universitaire et polyculturelle…

  Comme ce bâtiment était une propriété communale, les discussions avec les services d’urbanisme et quelques élus ont commencé dès 2008 mais sans continuité ni résultats très concrets. Puis une première grande déception: nous apprenons que notre rêve est menacé d’une démolition suite à une étude urbanistique qui prévoit un réaménagement global de la zone entre la Gare et la Porte de Paris. Déçus mais pas abattus, nous avons cherché une alternative. La plus prometteuse consistait en la construction d’un immeuble sur un terrain au bord du Clain (le Tison). La ville comme principal partenaire du projet voyait cette idée avec un bon oeil, mais les tractations avec le propriétaire et pour la constructibilité du terrain faisaient traîner un éventuel achat trop longtemps … car en 2013, on nous annonçait la suspension de la démolition de la “Récup” à condition que le résultat de l’expertise des fondations soit positif (il s’agit d’une construction sur pilotis immergés dans la Boivre). Cette bonne nouvelle (pour laquelle nos efforts n’étaient pas innocents) a remis le projet initial de nouveau au centre de nos efforts.

  Très confiants à l’issu heureux de cette expertise, nous avons accéléré la concrétisation du projet en lançant un Appel à la création collective d’un café-resto populaire à Poitiers en décembre 2013 auprès d’une soixantaine de personnes susceptible d’être intéressées. Dans ce mail collectif, un premier rendez-vous de présentation du projet était proposé, suivis d’autres réunions et rendez-vous quelque temps plus tard avec un petit groupe de pilotage et d’élus (voir comptes rendus).

  Début juillet 2014, le petit groupe de pilotage a décidé de se constituer en association du nom Artisans Chantier avec comme but de “créer, mettre à disposition et exploiter d’une façon non lucrative un espace socioculturel et polyvalent en accès libre et avec une large plage horaire” .

 

Le rêve brisé
   Juste après la mise en place de l’association, un nouveau coup dur arrive avec l’annonce du résultat de l’expertise qui constatait à notre grande surprise le très mauvais état des piliers en béton. Selon une première estimation, les coûts pour reconstruire ces fondations se montaient à 1 Mio d’Euros. Cette somme faramineuse a marqué la fin définitive pour le projet dans ce bâtiment qui a été finalement démoli en 2016…

 

L’espoir se trouve dans la salle d’attente…
  L’envie de réaliser l’idée initiale du projet en cherchant un digne successeur de la “Récup” est toujours restée intacte – intimement convaincu que le point de départ de toute démarche doit être un lieu concret. Un an après l’annonce de la démolition programmée de la “Récup”, notre attention s’est arrêtée sur un immeuble proche de cette dernière, d’un style très différent, mais aussi vaste, bien placé et autant demandeur d’une restauration importante. Cette propriété privée est une beauté architecturale du 19ème siècle, tristement délaissée, défigurée depuis des années et prête à tomber en ruine. 
Les négociations avec le notaire chargé de la vente ont commencé en 2015 mais n’aboutissent malheureusement pas, les propriétaires (une fratrie de 6 personnes âgées) bloquant toute issue possible…

Peut-être qu’en 2020 une nouvelle équipe municipale sera plus réceptive à ce projet profondément citoyen et aidera à ouvrir des possibilités jusqu’à présent inattendues et susceptibles d’accueillir ce Tiers-Lieu (par exemple l’ancienne caserne des pompiers?).

 

L’Europe
  La montée des nationalismes un peu partout en Europe nous ont fortement motivé de remodeler les lignes directives de notre projet et de mettre l’accent principal sur une meilleure compréhension et acceptation de l’idée européenne.

 

 

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